Camille Pozzo di Borgo 
 

Nata in Ajaccio nel 1992, ha studiato alla Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts di Parigi. Appassionata della natura, studia l’anatomia animale, la fauna selvaggia e colleziona e raccoglie piccoli scheletri di animali. Oggi il suo campo di studio principale è l’anatomia umana e animale.

La tecnica di stampa tramite lastre a intaglio le permette di studiare i vari modi di unire e manipolare la fisionomia di un individuo giocando sulle differenze fisiche e con lo stesso criterio ha  sviluppato l’abitudine di sovrapporre i diversi strati organici di un essere vivente, della pelle, dei muscoli e delle ossa per rendere l’animale traslucido. Ciò consente un confronto tra l’interno e l’esterno del corpo.

L’interesse di Camille è l’ibridazione un essere vivente, creata con la deformazione dei suoi gesti attraverso anatomie condivise e dissociate. I tessuti muscolari e le ossa si trasmettono tra diverse specie animali, collegando così il carattere di un animale con quello di un altro.

Concentrandosi sulla memoria e sulla conoscenza di un gesto, la scomposizione del movimento permette di sfocare la lettura dell’immagine, rendendo l’animale mostruoso e irriconoscibile,  una tensione interiore di perenne lotta con sé stesso.

 
 

Née à Ajaccio en 1992, je suis actuellement étudiante en dernière année à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Passionnée par la nature, je me suis intéressée très tôt à l’anatomie animale, observant la faune sauvage et récoltant également de petits squelettes d’animaux. Aujourd’hui mon travail s’articule autour de l’anatomie animale et humaine.

Le procédé d’impression de gravure en taille douce m’aide à explorer les divers moyens d’unir et de manipuler la physionomie d’un individu tout en jouant sur leurs différences physiques.

J’ai pris pour habitude de superposer les différentes couches organiques d’un être vivant, la peau, les muscles et les os afin de rendre l’animal translucide. Cela permet une confrontation entre l’intérieur et l’extérieur du corps.

Je m’intéresse ici à la hybridité d’un être, en créant sa déformation par sa gestuelle sous les traits d’anatomies se dissociant et se mélangeant. Les tissus musculaires et les ossatures se transmettent entre des espèces animales différentes, liant ainsi la chaire d’un individu avec celle d’un autre. 

 Je m’axerais plus précisément sur la mémoire et le savoir du geste. La décomposition du mouvement de l’orang-outant me permet de brouiller la lecture de l’image, de rendre l’animal monstrueux et méconnaissable. Cela induit aussi une lutte du primate avec lui même.

 

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